Chez Novalix à Romainville, l’été on attrape des mauvais coups !

Une annonce brutale de 78 licenciements sec sur un effectif de 115 salariés !
C’est aussi tout Biotech qui est en danger !

Les laboratoires Roussel Uclaf à Romainville ont été un site industriel de production pharmaceutiques majeur de corticoïdes et d’antibiotiques. Ces usines passées notamment entre les mains d’Aventis, seront définitivement fermées par Sanofi dans les années 2010. De l’activité pharmaceutique il ne restera qu’un pôle technologique dédié notamment aux biotechnologies et aux biopharmacies. Le site de Biocitech accueille plus de 200 salarié·es, reparti·es au sein d’une dizaine d’entreprises qui partagent entre elles des liens organiques. La plus importante de ces entreprises, Novalix, emploie 115 salarié·es. Sa pérennité est à présent gravement mise en cause.

Cette société spécialisée dans la recherche développement pharmaceutique dans le domaine de l’oncologie prévoit la suppression de 78 emplois ! La raison invoquée est la dénonciation d’un contrat de GALAPAGOS, qui pourtant courait jusqu’en 2028 !
GALAPAGOS qui était propriétaire de cette société avant de la céder à NOVALIX pour en faire son sous-traitant en matière de recherche & développement, trahit à présent ses engagements pour mieux se débarrasser de ses responsabilités d’employeur. Un coup de billard capitaliste qui reviendrait à se laver les mains de ses obligations concernant la sauvegarde de l’emploi !

Assez de ces manquements, ces fausses promesses, ces tambouilles financières qui détruisent des emplois ! Avec cette saignée chez NOVALIX, c’est tout l’écosystème du pôle qui est menacé, avec un risque à court terme de fermeture de BIOCITECH et la destruction de centaines d’emploi qualifiés.

Nous sommes face à un enjeu de souveraineté sanitaire, les entreprises se gavent de crédits impôt recherche et continue de fermer des sites pour les délocaliser.
Ce dossier éclaire aussi sur des logiques financières dans la pharmaceutique, qui reviennent à investir de moins en moins dans les études, les tests, à raccourcir les procédures pour des mises sur le marché plus rapide afin de maximiser les profits. Sous-traitance, sous investissement, délocalisation, gabegie d’argent public, financiarisation … nous refusons cette radicalisation capitaliste chimiquement pure, au détriment de l’emploi, de la recherche et de l’innovation comme bien commun !

Les salarié·es refusent ce scénario, préparé bien en amont et communiqué à la veille de la trêve estivale ; Ils revendiquent le reclassement de tous les salarié·es. L’arrêt du déménagement de l’outil de travail, qui s’organise alors que les informations et discussions avec les représentant·es des salarié·es sont toujours en cours !
Ils et elles exigent le remboursement des crédits impôt recherche et l’intervention de l’Etat pour contraindre GALAPAGOS à respecter ses engagements.

Communiqué CGT 93 et CGT FNIC- Novalix

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